L'histoire à l'ère du numérique: Le temps d'un bilan.
Ce dernier billet est la conclusion d'un travail débuté en octobre et se terminant en janvier. Tout au long de ce séminaire, différents thèmes ont été explorés; du Web 2.0 en passant par une analyse de la Digital History, pour s'achever sur une critique de l'histoire numérique. Que retenir de ce vaste tour d'horizon?
La technologie et les médias permettent une approche nouvelle et efficace de la science historique. Les possibilités sont décuplées en utilisant les ressources de façon judicieuse. Pour quelles raisons s'en servir? C'est la question que je me pose au sujet de mon travail qui ne semble pas être dépendant de ces techniques ou de cette façon de faire l'histoire. L'ordinateur pour moi reste un outil de conception et non de diffusion. Pour le moment, je laisse aux autres le soin d'emprunter cette voie même si je reste admiratif devant les solutions numériques découvertes lors de ce séminaire.
Ces dernières modernisent l'histoire. Je préfère ne pas rester trop dépendant de l'écran lors de mes recherches. L'ordinateur occupe une place centrale dans la vie de tous les jours. Cela se répercute indubitablement sur les habitudes d'un chercheur. Cependant, il faut garder le goût du déplacement aux archives, du contact avec ses coreligionnaires. « Traquer l'aspect matériel est primordial ». Selon moi, l'approche numérique doit rester progressive et non systématique (à l'occasion ou selon les circonstances). Je serai bien incapable de m'y retrouver...
Pour répondre au deuxième point, je pense que plus on inclut de matériaux différents à une exposition (ou autre), plus on dynamise le sujet. Les sources permettent une assimilation directe. Les blogs, twitter, les flux rss, les sites en lignes et autres peuvent supporter tous ces formats. Le texte est soutenu par un apport visuel et sonore compatible avec les différentes idées mises en place. Toutefois, il faut toujours justifier et légender. L'écueil serait dans « distribuer à tout bout de champ ». Il faut qu'elles gardes un rôle d'étai. L'impact visuel est déterminant. Il faut frapper les sens. Les solutions numériques « exhumées » durant le séminaire furent tout à fait nouvelles. Il s'agit de produire d'une autre façon. Le numérique rafraichi indiscutablement l'histoire et la hisse au même niveau que les autres sciences homologues ou hétérogènes.
Y a t-il eu des situations où vous avez estimé que vous étiez confronté/e à quelque chose de complètement nouveau? des situations où vous avez pu utiliser votre expérience ou des connaissances et improviser à partir de là?A cette question, je répondrais: « Venant d'un petit village du fond de la Camargue »; beaucoup de choses furent nouvelles et il fallut improviser à certains moments...
Pour ce qui est des interprétations (troisième question), il faut qu'elles demeurent modulables selon le public visé. Les idées « primaires » sont difficiles à formaliser. Il s'agit de « partitionner » une musique complexe déjà toute orchestrée dans les limbes (parfois embrumées) d'un cerveau (souvent fatigué). Quel est le meilleur moyen pour la retranscrire? Opérer en crescendo: De l'idée la plus simple à la plus détaillée. Une réflexion aussi anodine soit-elle, doit être définie comme une porte entrouverte. Au public de franchir le pas. L'implicite ( « ce qui émane ») permet de lancer et de construire un débat propice permettant de transformer diverses thèses en une seule synthèse.
Aujourd'hui, pour rendre l'histoire intéressante au public, au « maistream »; il faut que la discipline s'adapte à ses attentes. Mais que demande le peuple? Une approche moderne et non plus austère comme l'ont suggéré ,par exemple, des années d'enseignement dispensées par certains professeurs jouant plus ou moins le rôle de magnétophone, envoyant de temps en temps un petit diapo pour sustenter une chiourme d'élèves endormis, rincés, définitivement ailleurs...
Il faut donner à l'histoire, une forme dynamique, « attirante » et agrémentée: N'importe quel sujet peut-être mis en valeur. Tout ce qui peut paraître plat peut prendre un certain relief. L'histoire doit être vivante. Le numérique, par les solutions qu'il propose, peut lui servir « d'exhausteur » et « d'adrénaline ». Indiscutablement, Internet se pose comme un vecteur, un transmetteur de savoir. Les sites historiques sur lesquels nous avons débattus pendant le séminaire en sont les exemples parfaits....
Quel genre d'historien pensez-vous être? Quel genre d'historien/ne voulez-vous être?
[Encore faut-il avoir le M2 en poche!]
Tout d'abord, je ne me définirais pas en temps qu'historien pur car j'aime mélanger les approches. « Journaliste de l'histoire » un jour m'a t-on dit... Journalisme et histoire? Un paradoxe? Certains le pensent, mais lier ces deux disciplines ne peut être que profitable. Selon moi, l'histoire contemporaine se fait sur le terrain et se pratique comme une investigation. Si possible, il faut être sur place, au contact permanent des lieux, des acteurs et des témoins. Rester statique est selon moi incompatible avec la discipline. Pour moi, un bon historien doit savoir conjuguer les pratiques. Toutefois, aller enquêter à la « source » de l'histoire n'est pas tout. Il faut consentir après ce travail à bâtir sa pensée grâce au travaux des pairs et reprendre une approche « classique ».
Dans l'approche de mon travail, je reste plutôt « vieux jeu », c'est à dire: « stylo-papier » et je ne veux pas que mon travail soit essentiellement lié au Web. Cependant, l'historien moderne est déjà entièrement lié au numérique: appareil photo, traitement du texte, de l'image et de la vidéo... Internet est un outil fabuleux. Il fait gagner du temps, aide à corriger les fautes d'orthographes, permet de trouver la ressource adéquat au bon moment et j'en passe. Hélas, Internet ne fait pas tout. Même s'il donne des pouvoirs supplémentaires, il ne remplacera jamais le format papier et les archives. Le Web est un très bon moyen de communication. Certaines solutions de partage se révèlent très pertinentes. Encore faut-il trouver quelqu'un avec qui partager. Et surtout, faut-il trouver de la matière à partager sur le net... Ce séminaire m'a fait prendre conscience que je pouvais faire quelques petites exceptions... Il faut se prêter au jeu et l'on ne change pas ses habitudes de travail du jour au lendemain. Avec le temps peut-être ferais-je partie d'une communauté de recherche, et échanger mes données en ligne sera payant.
Pour conclure, ce séminaire fut enrichissant à bien des égards. Les sujets abordés furent autant de découvertes... A certains moments, il fallut se creuser la tête: « Comment vais-je réaliser la critique de ce produit? » ou « M#r%e! Ça veut dire quoi Overwhelming??? ». Le travail fut en retour gratifiant et les progrès en vocabulaire technique anglais, notables...
Sinon, l'ambiance générale était sympathique et conviviale. La part de tarte et les chouquettes pas mauvaises... Les différents rendez-vous étaient constructifs malgré le nombre parfois restreint des intervenants. C'est une expérience à refaire!
mardi 1 février 2011
lundi 24 janvier 2011
textes...
Un petit billet sur les textes de la dernière séance.
Kelly Schrum, "Surfing for the Past: How to Separate the Good from the Bad," AHA Perspectives (May 2003).
Évaluation de la qualité de certains sites qu'utilisent les historiens dans leurs différents travaux de recherches. Comment évaluer un site? Il faut que les étudiants apprennent à jauger eux-mêmes la qualité d'un projet web. Le but est de trouver des « plateformes » fiables rapidement dans le flot gigantesque du net. L'étudiant a besoin d'être guidé dans cette démarche.
Paula Petrik, “'We Shall Be All': Designing History for the Web”.
Ici on parle de l'utilisation du Web dans l'enseignement (qui selon l'auteur devrait entrer au programme?)
Sont cités les côtés positifs de ce genre d'enseignement: « aspect lucratif de certains cours via internet, contraintes limitées, coûts limités etc... »
De plus, les étudiants sont sensibles au numérique. Le Web possède cet attrait supplémentaire...Les points positifs sont donc nombreux. A la fin de l'article: Avantages & Désavantages [...]
Sheila A. Brennan and T. Mills Kelly, “Why Collecting History Online is Web 1.5”.
La mise en place d'un site de collecte et ses difficultés à travers l'exemple du site « Building The Hurricane Digital Memory Bank ». Lesson learned: La création d'un site doit se faire selon une nomenclature strict.
Guidelines for Reviewing Websites for the Journal of American History and History Matter.
Explique les procédés de base pour la création d'un site historique ou autre. Ce petit texte apporte une partie des solutions aux problèmes rencontrés dans le texte précédant.
Carl Smith, "Can You Do Serious History on the Web?,” AHA Perspectives Online (February 1998).
L'auteur met en doute le sérieux de certains sites à caractère historique à travers quelques exemples. Il parle d' « Oversimplification ».
Nicholas Evan Sarantakes, "So That a Tree May Live: What the World Wide Web Can and Cannot do for Historians" AHA Perspectives Online (February 1999).
What impact will the Web have on history web? Facilitator of research: En effet, un gain de temps considérable est obtenu grâce à l'utilisation d'internet...
Échanger, organiser, comparer, etc devient plus simple. Il est aussi plus facile de publier. Tout est à disposition chez soi. On peut mener une recherche de qualité sans jamais aller aux archives (ouaw!)
Mais il y a des points noirs. Les capacités de stockage ne sont pas illimitées. « structural limitations in internet »: De plus on peut perdre les données. D'autres désavantages sont abordés [...]
« The published word will survive the Internet »; « The Web is the best and the worst source of information today ».
jeudi 20 janvier 2011
History Channel versus History Wired
Critiques et analyses: History Channel & History Wired.
1/History Wired.
Qu'est-ce que c'est? Comment ça marche? Une mosaïque s'affiche sur l'écran. Sur cette dernière sont disposés des thèmes (Print/Communication; Clothing, Business, Entertainement, Military ecc). Chaque petit carreau appartient à un thème et renvoi à une image.
Ces photos diverses appartiennent au folklore et à la culture américaine. Elles sont pour la plupart du temps iconiques (Mont Rushmore, JFK, Coca-Cola, Mac [...]) et issues des fonds du National Museum of American History.
Dans l'onglet About the program, on en apprend plus sur les visées du site. Les photos présentées sur la mosaïque sont un échantillon de toutes les ressources présentes au National Museum. Un lien est d'ailleurs disponible. La mise en place de ce site est une bonne initiative d'ouverture donnant un bel aperçu des ressources disponibles .
Doté d'un interface originale même si paradoxalement son design s'avère sommaire, ce site se révèle ludique et bien construit. Une barre chronologique (time frame) permet de cibler un créneau précis. En dessous, on trouve une barre thématique (10 thèmes). Son utilisation agit sur la mosaïque qui se colore au grès des choix. Une fois le « carreau » sélectionné, l'image apparaît en médaillon. En cliquant dessus, une fenêtre séparée s'ouvre avec la photo agrandie, une description, des liens et un sondage.
Selon moi, ce site s'avèrerait être un bon outil de promotion de l'histoire destiné au « mainstream ».
L'image éveil et stimule les intérêts. Connaître les origines et l'histoire de ces icônes, de ces personnages emblématiques ou autres permet au gens de franchir le pas et de poser le pied dans le domaine de l'histoire. Certes, il s'agit d'une approche de surface (donc limitée). Cependant, elle se révèle être suffisante pour un premier contact.
2/The History Channel.
Premier constat: Le site possède un interface résolument moderne et accrocheur comme savent le faire les Américains. Le visuel frappe: On se croirait dans l'Itunes Store de Apple. Analysons désormais le contenu.
Différents onglets sont disponibles:
Home: Page d'accueil, actualité du site, sujets préférés et actualités du site.
Topics: Comme son nom l'indique, une liste de dont les « most viewed » et autre. Une barre de recherche est également présente. Un sujet attire mon attention: « Vietnam War ». Je clique et la page s'affiche. Le site combine les médias et utilise vidéos, images et prises de sons. L'approche est synthétique. On va à l'essentiel tout en conservant une certaine rigueur.
TV Shows: L'histoire en HD! Sélections de courtes vidéos. Encore des publicités... Une question demeure: Faut-il payer pour voir l'intégralité de ces émissions?
This Day on History? Quel événement a eu lieu en ce 20 janvier?
Games: en rapport avec l'histoire. Dinopédia est plutôt sympathique...
Shop: « Achètes et tais toi ». A noter: Grosses remises à moins 50!!!
Que penser de ce site?
A l'image de ces chaines « canal'sat' »: history channel, discovery et j'en passe, ce site au visuel attrayant attire l'oeil. Tout est affaire de "packaging". Il s'agit d'un site tout public qui comblera des attentes limitées. Faits principaux, belles images, actions etc...
On s'attarde sur l'évènementiel. Sans paraître rabat-joie, je pense qu'ici la discipline est associée à un certain côté business/mercantile. Mais peut-être que je peux me tromper.... Le débat est ouvert.
On s'attarde sur l'évènementiel. Sans paraître rabat-joie, je pense qu'ici la discipline est associée à un certain côté business/mercantile. Mais peut-être que je peux me tromper.... Le débat est ouvert.
[à aborder en séminaire: « Américanisation. On parle d'un produit destiné à des consommateurs d'histoire « rapide »: Images fortes/gros titres/aspects sensationnels marketé et bien emballé /vision partielle/présence de pubs et de liens pour acheter »].
PS: ce billet sera sans doute « upgradé »...
mardi 4 janvier 2011
Séance de la Semaine, 11 janvier 2011. Quatrième Rapport Méthodologique: Personal Brain.
Clubic: « PersonalBrain est un programme d'organisation de fichiers et d'idées, vous permettant d'associer fichiers, pages web et autres sources d'information de manière organisée. Il vous permettra entre autre d'organiser vos idées d manières graphiques et de les lier visuellement afin de visualiser au mieux les interconnexions ».
Ma première approche concernant les logiciels « Dynamic Mind Mapping » et ses possibilités eu lieu lors de la séance du 7 décembre 2010.
Il s'agit ici de la version 6. 0 de Personal Brain (Version Pro d'essai/1 mois).
Pour le néophyte: Vidéo en guise de tutoriel ainsi qu'un « faq ».
Notons que le logiciel proposé est en français (ouf!)
Le logiciel permet de travailler de façon originale. Pour ce billet, j'ai choisi d' « organiser » ma seconde année de Master.
Voyons-voir ce que cela donne.
Le "soleil de mon système" est représenté par "Deuxième année de Master". Autour de lui orbitent différentes "planètes" (onglet "créer parents") représentant les différentes UE de cette année scolaire. Enfin, plusieurs satellites (onglet "créer enfants") gravitent autour de ces dernières. C'est là que l'on va trouver les données dites "pratiques".
Note: Ce logiciel flatte l'oeil. Tout est configurable. Les opérations s'effectuent de façon instinctive.(Pas besoin de revoir la vidéo tuto pendant des heures). On peut voir les différents "presets" sur cette première capture d'écran.
Me voici sur la "planète UE: Sciences Sociales et Histoire". Le "satellite Séminaire" est en vue. Cliquons.
Nous sommes maintenant sur mes données personnelles du séminaire. Tout s'affiche. Un menu "Notes" est disponible en bas, à gauche ainsi qu'un menu de configuration à droite (zoomer les captures d'écran). Il ne reste plus qu'à configurer son système, chose qui se fait très facilement. Si je clique sur "Blog perso", je serai renvoyé automatiquement sur la page d'accueil de mon blog internet. Si je clique sur "Lectures obligatoires": Les textes de mon disque dur s'afficheront un par un ou par répertoire etc...
[MYSTERIEUSEMENT, UNE PARTIE DU TEXTE AINSI QU'UNE CAPTURE D'ECRAN NE VEULENT PAS S'AFFICHER LORS DE LA PUBLICATION DU MESSAGE, IMPOSSIBLE DE LES INSERER DANS UN SECOND MESSAGE. DESOLE POUR LE DESAGREMENT]
[MYSTERIEUSEMENT, UNE PARTIE DU TEXTE AINSI QU'UNE CAPTURE D'ECRAN NE VEULENT PAS S'AFFICHER LORS DE LA PUBLICATION DU MESSAGE, IMPOSSIBLE DE LES INSERER DANS UN SECOND MESSAGE. DESOLE POUR LE DESAGREMENT]
Sur cette capture d'écran, une image d'archive s'affiche. Nous sommes sur la planète "mémoire", l'un de ces satellites se nommant "archives/cartographie/Indochine" contient cette donnée.
Résumons.
Personal Brain permet de centraliser de regrouper et d'organiser un travail de façon originale et performante.
Une présentation de travail avec cet outil pourrait faire "un malheur" lors d'un séminaire ou autre présentation devant un public. C'est un outil polyvalent.
L'un de ses principaux points points forts est sa simplicité et sa rapidité de prise en main. Il m'a fallut moins de 10 minutes pour créer ce que vous avez pu apercevoir sur les captures d'écran.
La majorité des formats fichiers sont pris en compte. Le logiciel permet d'archiver et de classer ses propres ressources "outlines" tout en combinant les autres données "inlines" (links/url).
Pour ma part, même si esthétiquement on ne peut pas faire mieux, je préfère garder mon organisation "poste de travail"; "fichiers" & "sous-fichiers".
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